Paravents de pluie
Que se trame-t-il derrière ces «Paravents de pluie» ? Une aventure, bien entendu, visuelle, poétique, artistique. Ce que le photographe André Mérian nous donne à voir est étonnamment doux, trompeusement nostalgique, inaccessible et pourtant si familier. Quelque chose qui ressemblerait au silence. On songe à des paroles informulées et ne voulant naître que pour (ré)animer une mémoire irisdescente. Mais il arrive que le silence se teinte d'inquiétude, d'intranquillité, alors, le souvenir frémit, saille et déchire le voile opalescent du mystère. [...] Les yeux embués, le regard accroché à de fines gouttes de pluie, on finit par s'égarer aux «frontières translucides de mondes parallèles où l'un voit et l'autre pas. Où l'un rend compte et l'autre ne laisse capturer que des bribes de son mystère», comme le texte, à la puissante capacité d'évocation, du romancier Yves Simon nous le suggère. (Dominique Roger)
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