Tour Eiffel
Lucien et Rodolf Hervé
C'est en 1938 que Lucien Hervé se saisit pour la première fois d'un appareil photographique, à la veille d'un double anniversaire, celui de la photographie, dont on fêtait alors le centenaire et celui de la Tour Eiffel, dont les 50 ans devaient être pour lui l'occasion de son premier reportage photographique. Une décennie plus tard, après une évasion d'un camp allemand de prisonniers et des années de lutte dans la Résistance, Lucien Hervé revint à la photographie et à la Tour Eiffel. Ses vues expriment un nouveau minimalisme de référence. Les personnes et l'architecture sont suggérées par des présences fragmentaires au sein d'un cadre pictural. Sa passion pour les vues plongeantes et les recadrages en gros plan fait pénétrer son objectif à l'intérieur même du réseau inaccessible des espaces les plus hauts de la structure maillée de la tour. Hervé fait désormais écho à la sensibilité de la Neue Sachlichkeit (Nouvelle objectivité) allemande.